L’albinos et l’albatros
L'orient le Jour
22/08/2008
22/08/2008
Tirée de mots croisés comme le fer par Tristan, une définition œnologique de l’albinos : blanc de blanc. Qui n’y voit goutte, et goûte à l’ivresse de se croire lui-même invisible. Comme l’autruche en son sable, et l’on se demande, perplexe, où elle peut bien en trouver à Sydney (Chaplin). Du côté de nos chapelains patelins du coin-coin CPL, bien mauvaise vue itou.
Car il y a, dans la nomenclature officielle qu’ils prétendent réviser dans leurs devoirs de vacances, une vacance, un blanc qui saute aux yeux de tout lynx bien constitué, constitutionnellement. Ques aco ? Tout simplement, tout bêtement, l’inventaire de gradation suivant : numéro un, le président de la République ; numéro deux, le président de l’Assemblée nationale ; numéro trois, le président du Conseil ; numéro cinq, le vice-président de la Chambre ; numéro six (ou six bis, selon la parité Taëf), le vice-Premier ministre.
Et le numéro quatre ? C’est comme le Cinzano mauve, ça n’existe pas. Chez nous, en effet, il n’y a pas de vice-président de la République. Par la vertu d’un vice de forme, et même de haut-de-forme.
Et c’est autant de gagné, une solde d’épargnée pour nos popoches de contribuables ultrapressurés. Car un vice quelque chose, quand ça ne supplée pas en cas d’absence du titulaire, ou quand ça n’est pas chargé d’une vague mission humanitaire, voire honoraire-protocolaire comme représenter la Maison-Blanche à un mariage de jazzman à Maison Rouge, ça ne sert strictement à rien. À preuve qu’à Washington DC, une blague connue dit que la seule occupation-préoccupation du vice-président est d’aller demander, chaque matin, comment va le président.
Mais tant que brèche il y a, pourquoi ne pas s’y engouffrer. Trois jeunes tambours… Après tout, ils étaient trois en 89. Un maronite, un grec-orthodoxe et un grec-catholique. Que devient l’étoile du troisième mirlitaire comme persiflait Allais ? On pourrait la redorer en exigeant pour lui, et pour la logique de la numérotation, qu’il se voie attribuer la vice-présidence de la République.
D’autant que s’il est juste que les grecs-orthodoxes, quatrième communauté, ont droit à une gâterie supplémentaire (encore que la vice-présidence de la Chambre, hein-hein), il est injuste que les grecs-catholiques, qui viennent juste après, n’aient aucune, mais alors là aucune, part du gâteau. Certes, cela nécessiterait une révision de la Constitution. Mais bien d’autres exigences des prosyriens aussi, le CPL le sait-il.
Et puis, et enfin, comment voulez-vous que l’albatros aounien prenne son envol, vers la colline inspirée de Barrès et de Baabda, sans ces deux ailes que Saëb Salam chantait jadis à tue-tête. Du temps où lutter pour la participation avait un sens politico-national, et pas du tout perso-lucrativo-électoral.
4 comments:
Mrs L'orient le Jour
Attention : Jean Issa .
Ayant lu votre article paru sous le titre :"L'albinos et l'albatros" je trouve utile de commenter certains points .
pour commencer permetez moi de dire que je vous trouve bien insultant dans le choix de vos mots et de vos adjectifs.
cela dit :
Quand on se permet de parler d'albinisme œnologique on se doit d'etre objectif ne serai ce que pour la bonne presentation des faits comme le veut le proffessionalisme de cet art . le CPL bien loin de souffrir "d'une anomalie congenitale de "pigmentation"" et son leader bien trop loin d'etre un patelin , bien au contraire ne vous deplaise , c'est parcequ'ils se rendent compte des anomalies de notre system consitutionel pourri qu'ils se battent pour la meilleur representation de chaque individu , Surtout ceux qui remplissent des postes publiques . Aparement dans se Liban qui a longtemps marine dans la corruption nous avons du mal a entendre les voix qui se haussent face a l'incompetence la marginalisation et la corruption , la verite fait fausse note dans les oreilles habituees a la discordance au mensonge et a la betise vous ne trouvez pas Mr Issa ???
Vous attaquez le CPL pour avoir oser demander des droits au Vice P.M mais je ne vous ai jamais vu vous embarasser de commentaires satiriques quand au Droits du President lui meme demuni depuis Taef de tout pouvoir , Bizare non ? ....... Si le president n'a aucun pouvoir vous croyez que son vice en aura ? nous avons des Vices 1 2 3 4 comme vous l'avancez si bien et pour quel merveuilleuse raison s'il vous plait ? .... l'albinisme a son paroxisme !
Je vous rappel cher Mr que nous ne sommes pas dans une partie de golf pour utiliser L'albatros , le CPL ne joue pas un trou en deux coup sur une normale de quatre ni un deuxieme coup sur une normale de cinq . Ce n'est nullement une partie de plaisir et surtout pas un "perso-lucrativo-électoral" objectif , non Mr , loin de vouloir voir des pantins remplir nos postes publiques comme a toujours voulu la coutume taefienne et encaisser leur salaires de nos taxes pour juste faire bonne figure nous voulons des personnes dynamiques et responsables qui sont au service de l'etat et du peuple .
Et de grace cessez d'utiliser comme un perroquet bien domestique le qualificatif de "pro-syrien" a chaque fois que vous mentionez le CPL ca vous bousille votre credibilite au maximum le comble c'est que cela devient une insulte a l'intelligence de vos lecteurs qui ne sont ni dupes ni idiots vous nous devez un minimum de respect quand meme . Le but du CPL est non seulement politico-national mais va au dela de la politique c'est un but reformiste socio-politico-NATIONAL .
comment voulez vous que l'Aigle Libanais prennent son envole vers la justice , l'egalite , la fraternite , l'unite , la paix ... si ses ailes sont infectes et allourdis par la corruption et l'injustice ? . encore faut il des esprits ouverts et objectifs pour voir ou le mal reside .
je vois que Mr. Issa est contre l'egalité sur terre! l'egalite entre les religions pourque le pays vit pour une fois Happily for ever.
Je ne sais pas pourquoi ce critique tant que le General Aoun decide de rendre pour chaque religion son droit politique au Liban!
Aoun n'est pas un homme de guerre , c'est un homme de paix.
S'il voulait la guerre, il ne reflechissait pas a long terme, a egalité distincte de toute religion libanaise.
En fin de compte, le futur est tres proche, il faut penser vers le loin. Nous avons vécu plein d'experience au Liban, et il est temps de CHANGER vers le mieux!
A l’attention du journal L’Orient le Jour,
Monsieur Jean Issa,
Suite à votre article paru dans l’édition du 22 Août 2008, titulé : « L'albinos et l'albatros», j’ai remarqué que vous critiquez le General Aoun sans une raison adéquate.
Je me permets de vous signaler que le général Aoun a réussi à imposer sa grille de lecture et certaines de ses revendications au sein de l’opposition. Finalement, grâce à l’accord de Doha qui est un accord de capitulation des Forces du 14 Mars (le bloc dirigé par Saad Hariri) face au Hezbollah chiite, les chrétiens sont revenus au gouvernement. Les chiites n’ont pas acquis un rôle majeur au sein de la politique institutionnelle, ce qui est normal puisque leurs méthodes d’influence ne passent pas par là. Le Hezbollah est sur une ligne constante depuis la fin de la guerre de 2006 : la revendication d’une capacité d’obstruction pour l’opposition. Une stratégie qui a permis au Courant patriotique libre, dans le cadre de son alliance avec le parti Hezbollah, de récupérer son quota de ministres, dont il avait été privé après les élections législatives de 2005, au moment de la formation du gouvernement qui a suivi. Doha a été un vecteur de montée en puissance du CPL et, à travers lui, d’un certain type d’affirmation chrétienne. La nouvelle loi électorale prévue dans l’accord permet par ailleurs sur le long terme de libérer les chrétiens du jeu d’alliance auquel ils étaient soumis précédemment. Cette législation était le résultat de la stratégie syrienne qui avait réduit l’influence des chrétiens par toute une série de mesures : découpage des zones chrétiennes et annexion à des zones en majorité musulmanes, ce qui avait contraint les chrétiens à négocier avec des acteurs musulmans pour être élu ou à faire alliance avec la Syrie. L’accord de Doha a balayé ce système. Les chrétiens sont aujourd’hui plus autonomes par rapport aux musulmans. On estime à 40-45 le nombre des députés pouvant être élu uniquement par un électorat chrétien. Ce qui, en revanche, risque d’amplifier la confessionnalisation du jeu politique libanais.
En effet, nous remarquons bien que le but du général Aoun est de rendre le droit à toute religion au Liban en divisant les responsabilités et les tâches. Le Liban est un pays non pas une ferme. Cette stratégie nous éloigne de toute guerre au futur. Le général Aoun n’est qu’un homme de paix qui voudrait toujours le mieux pour son pays ! Je suis vraiment triste pour vous car jusqu’à maintenant vous ne cessez pas de chanter le même rythme « les exigences prosyriens ». Pitié…
L’intérêt que je porte aux lecteurs du journal respectable L’Orient le Jour, m’a engagé de vous écrire cette lettre. Dans l’éspoir que vous prendrez en considération ma clarification, je vous prie d’agréer, Monsieur Jean Issa, l’expression de mes sentiments respectueux.
learned a lot
Post a Comment